Aider les orthophonistes à gagner du temps et soigner leurs patients

L'orthophonie en a encore sous le pied !

Les points positifs à devenir orthophoniste !

Hier matin, sur le groupe Facebook des Clés de la Réussite, j’ai posté un sujet sur l’inflation. En France, elle tourne actuellement autour de 3 % par an. En Allemagne et en Espagne, c’est le double. En Estonie, elle atteint même 12 % ! Ce pays n’est pourtant pas une contrée exotique tenue par un dictateur qui ferait n’importe quoi : c’est une démocratie de la zone euro.

Autrement dit, avec notre perte de 3 % de pouvoir d’achat en un an, nous pouvons nous estimer chanceux.

Pourtant, ce post m’a attiré le commentaire le plus amusant de la journée :

 

Il est vrai que depuis 2008, je ne vous abreuve pas de bonnes nouvelles tous les jours. Tout simplement parce qu’elles sont rares. Mais aujourd’hui, je voudrais m’extraire de l’étau qui se resserre sur nous. Ok, nous sommes pris entre l’inflation et le gel de nos tarifs. Nous avons appris récemment que l’AMO était parti pour 15 ans à 2,50 € en Métropole.

La tendance fait peur, mais où en sommes-nous, à l’instant t ?

En 2019 (dernière année normale), le revenu moyen des orthophonistes affiliés à l’AGAO a été de 2 598 €. J’en ai parlé dans cette vidéo :

 
 

Cette moyenne est tirée vers le bas par les collègues qui ont choisi un exercice mixte (libéral + salariat à temps partiel) et par ceux qui travaillent peu pendant une période. Par exemple, les femmes enceintes dont le revenu s’effondre pendant plusieurs mois. Dans un métier où les hommes ne représentent que 3 % de l’effectif, ce facteur ne peut être évacué.

Extrayons-nous des statistiques.

Petit calcul rapide : regardons combien gagne un orthophoniste qui reçoit 60 patients en moyenne, 45 semaines par an : en gros, 5 semaines de congés et les jours fériés.

Les relevés individuels d’activité de la sécu (une sorte de flicage instauré en 2002) nous apprennent que l’AMO moyen est à 13.

13 x 2,50 x 60 x 45 = 87 750 € de recette.

Avec une recette de cet ordre, on peut arriver à 30 % de taux de dépenses pro, comme je l’ai expliqué ici. Mais prenons 40 % pour être large :

87 740 – 40 % = 52 650 € de bénéfice, soit un revenu de 4 388 € par mois.

Avec ce revenu, on vit confortablement dans la France de 2022. On peut même songer facilement à épargner pour compenser notre protection sociale anémique. Les 3000 formations que j’ai vendues en deux ans (voir ici) montrent que beaucoup de collègues se sentent concernés.

Jouons avec les paramètres, maintenant.

Si on passe de 60 à 70 patients en moyenne, le revenu monte à 5 119 €.

Si on passe de 60 à 50 : 3 656 €.

Si on revient à 60 mais qu’on ajoute deux semaines de congés : 4 193 €.

Si on fait 45 semaines mais qu’on adore le langage écrit et que l’AMO moyen du RIA est de 11 au lieu de 13 : 3 712 €.

Dans tous les cas, l’orthophonie libérale se situe nettement au-dessus du revenu médian français, qui n’est malheureusement que de 1 940 €.

En fait, cela nous situe plutôt au salaire net médian des cadres, qui est de 4 230 €. C’est assez cohérent, puisque nous avons  bac+3 (pour la plupart des logopèdes rentrés en France) à bac+5 (pour les diplômés de ces dernières années).

Ces chiffres prouvent que l’orthophonie libérale en a encore sous le pied, grâce au travail de nos pionniers. Nous partions d’une excellente rentabilité horaire, dans les années 60-70. Ca baisse depuis le tournant de la rigueur de M. Mitterrand en 1983 et rien n’annonce un redressement, d’autant que l’inflation est de retour. Mais nous avons de beaux restes. Je n’en dirais pas autant de l’orthophonie salariée…

On peut donc sourire et se dire que les orthophonistes libéraux ne sont pas les plus à plaindre. Ok, le reste de la population bénéficie d’augmentations de salaire, contrairement à nous (ou si peu). Mais nous pouvons encore atteindre 5000 € par mois.

Quelques objections à ce joli tableau, tout de même

Les revenus que j’ai cités paraissent souvent hors d’atteinte pour beaucoup de collègues. Il y a plusieurs raisons à cela.

Objection n°1 : le taux de charges de 40 % est inaccessible dans les grandes villes, à cause du prix de l’immobilier.

C’est vrai. Nos tarifs sont un T-shirt à taille unique. Appliquer l’AMO de la Lozère dans le 16ème arrondissement de Paris, c’est comme mettre un crop-top de collégienne quand on mesure 1,80 m et qu’on pèse 120 kg (je n’ai pas d’image d’illustration, désolé). Les médecins aiment faire du dépassement d’honoraires à Paris, il y a une bonne raison à cela.

Objection n°2 : l’AMO 13 n’est qu’une moyenne.

Vrai aussi. J’en ai parlé un peu plus haut. Si vous vous spécialisez dans les cotations basses qui n’ont pas la faveur des caisses et de la FNO, vous en subirez les conséquences malheureuses. A l’inverse, vous pouvez aussi choisir d’aller vers les cotations hautes en vous formant sur les domaines qui plaisent à nos dirigeants.

Objection n°3 : les patients disparaissent pendant les vacances scolaires.

Ce point est plus vrai dans les grandes villes développées que dans les zones défavorisées où les gens n’ont malheureusement pas les moyens de partir. Ici, le cabinet est loin d’être vide en été. Peu de gens partent. Les enfants qui vont en centre aéré viennent le soir. Et les collègues qui reçoivent davantage d’adultes sont moins touchés par ce problème. 
 

Enfin, là où l’orthophonie est un métier saisonnier, il faut raisonner comme un… saisonnier de Val d’Isère, qui ne se contente pas de 35 heures en février. Il sait qu’il mange son pain blanc, donc il l’engrange tant qu’il peut pour traverser les périodes de pain noir.

Objection n°4 : à 60 actes par semaine, je m’épuise.

Cela dépend du travail bénévole effectué à côté : paperasse de la sécu, mutuelles qui ne paient pas, préparations de séances, contacts multiples, comptabilité, rédaction de comptes rendus et de notes d’évolution, participation à des réunions ou à des actions de prévention, militantisme syndical, etc.

Mais tout s’optimise. Il existe des orthophonistes qui pratiquent 100 actes par semaine et qui le vivent bien, parce qu’ils sont organisés. Ce ne sont pas tous des margoulins qui sabotent le travail, comme on pouvait le lire souvent dans les années 2000 (à présent, ils semblent un peu plus respectés). 

J’ai basé mes calculs sur 60 actes seulement. Ca reste raisonnable : 60 demi-heures font 30 heures. Allons jusqu’à 35 si on ajoute quelques actes plus longs et un peu de travail bénévole. 35 heures, c’est peu. En Suisse, les gens travaillent 42,5 heures par semaine en moyenne.

Tout est relatif. Si on se met dans la tête qu’on gâche sa vie à la 36ème heure, on se met volontairement en état de stress.

Faut-il se satisfaire de la situation actuelle ?

La situation actuelle, ce n’est pas que l’instant t : c’est aussi la prise en étau dont je parlais au début. Les médecins voient le C augmenter à un rythme légèrement supérieur à celui de l’inflation. Les paramédicaux français, eux, sont parmi les plus rentables de l’Occident pour les assurances (sécu + mutuelles). Ils le seront de plus en plus.

Cela dit, ne tombons pas dans le misérabilisme : nous pouvons encore vivre comme des cadres et anticiper le resserrement de l’étau. Surtout à la campagne et dans les villes moyennes. A ce propos, nous avons deux bureaux libres, si vous voulez vous mettre au vert (et au bleu) :

J’ai pris cette photo vendredi après-midi, en allant travailler. Quand on exerce hors de l’enfer des grandes villes, on vit sainement, tout en vérifiant chaque jour que l’orthophonie en a encore sous le pied !

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